Biographie

Né en 1945 à Chamalières (63) il ne resta que très peu en Auvergne mais garda pour cette région un attachement certain. Ses parents, après un bref séjour à Bellegarde (01) se fixèrent à Lyon pour y être dépositaires d'un grand coutellier de Thiers.

Il se retrouva alors avec son frère Michel chez les frères maristes de St Genis Laval pensionnaire. Difficile à 6 ans et demis de ne sortir qu'un dimanche sur deux et seulement le dimanche entre la messe et les vèpres. Puis ce fut l'institution Ampère à Champagne au mont d'or toujours pensionnaire. Sa rencontre avec l'abbé Lacharme, aumonier de l'institution le décida à poursuivre au petit séminaire d'Oullins où il ne resta que 3 mois tant la discipline était rigide et dure. En janvier 1956 il se retrouva donc à l'autre petit séminaire du département : l'institution Leidrade sur la place de la cathédrale St Jean de Lyon.

Et là tout changea. Outre les études classiques il y avait la musique.. Service tous les dimanches à la Cathédrale : chant grégorien et polyphonique d'abord sous la direction du pere Lhopital puis en 1957 du père Marcel Godard. Découverte des compositeurs modernes (Debussy, Vincent d'Indy, Ravel etc..), apprentissage du chant choral, de l'harmonie. Et le bonheur de chanter l'Alleluïa de Haendel le jour de Pâques ou les sept paroles du Christ de Gounod le Jeudi Saint. C'est là qu'avec ses copains Jean-Pierre Longre, Louis Tillet et Jacques Lyant il fonda un petit groupe qui chantait "Verte campagne" ou "le temps du muguet" sur les scènes lyonnaises, ce qui ne sera pas du goût des instances dirigeantes du petit séminaire. Dans le même temps le père Godard l'envoya comme organiste à St Charles de Serin. Cours d'orgue avec Adrien Rougier et deux services par dimanche, ce qui le formera à ce magnifique instrument qu'il ne quittera jamais.

En 1961 sa vocation n'étant pas vraiment établie, il desira changer d'établissement pour un lycée mixte. Jean Perrin à St Rambert fut celui ci. C'était, à l'époque, le seul lycée mixte avec le lycée du Parc. Il y rencontre Raymond Reisacher, d'un an son cadet. Avec lui et son frère Michel dit "Michou" il fonda un groupe de rock dans la lignée des "chaussettes noires" et autres "chats sauvages". Les "Gones Rock" (qui plus tard devinrent "les gun's rock", histoire d'américaniser le nom!) étaient nés. Tout en poursuivant ses études secondaires avec moins de passion (euphémisme!) que pour la musique (ce qui lui fit redoubler sa 1ère et sa terminale) il jouait le samedi au West side Club" ou au "Palais d'hiver" et le dimanche à l'église. Les Gones Rock connurent un franc succès dans la région et firent graver deux disques : l'un avec Jacques comme chanteur (logarithme 70, à quoi sert etc..) l'autre avec Robert Grange di "Roby" (Pourquoi, Pal d'hiv, Danse Madeleine etc..). Tournée en Suisse, casino de Charbonnières etc..

Il y rencontra une choriste, amie de Claudie, femme de Roby : Sylvia (qui s'appelait en réalité Mireille). Fiancailles puis mariage en 1967 après très peu d'études à la Faculté des sciences de Lyon (sursis cassé après une grande déception suite au rêve évanoui d'aller à Las Vegas avec les "Charlivels", deux frères - enfants de Charlie Rivel, célèbre clown américain - qui se produisaient pour les fêtes de Noël au casino de Charbonnières ) puis service militaire sur la base 115 d'Orange. Là aussi musique avec les "pep's boys" orchestre au service du colonel de la base et qui permit de faire la connaissance de Tony Petrucciani, excellent guitarste de jazz et de son fils Michel, alors agé de 4 ans..

Au retour du service militaire il chosit d'être laborantin à l'Institut Français de la Fièvre Aphteuse (IFFA Mérieux) plutôt que de suivre une formation de technicien en électronique et il mena de front un début d'études au CNAM en biologie avec son ami de lycée Bernard Fanget (qui, lui, persévera dans cette voie magnifiquement), une activité de musicien et chef d'orchestre qu'il fonda avec son frère Michel (JPM) puis avec l'orchestre de Georges Ducros au "Broadway" et la création de l'Académie de Musique à Chaponost dans sa propre maison qu'il venait de faire construire. Dès le début l'intérêt pour la musique des habitants des alentours se fit sentir si bien qu'ils venaient de Lyon 5ème, Vaugneray, Vourles ou Oullins pour suivre les cours de musique dispensés bientôt par une dizaine de professeurs : violon, flûte, piano, guitare, accordéon, clarinette, trompette, violoncelle, hautbois, orgue etc...

Ces années furent très remplies : laborantin la journée jusqu'à 16h30, école de musique ensuite jusqu'à 21h y compris le samedi matin, musicien d'orchestre (Georges Ducros) le samedi tard, le dimanche en matinée et soirée sans compter les tournées d'été dans les casinos ou en suisse et les remplacements en "boite" le mercredi soir. Mais il y apprendra beaucoup et plus encore : la lecture à vue, l'harmonie, l'orchestration, l'improvisation jazz.. C'est à cette époque qu'il fut reçu comme "arrangeur" SACEM.

Il fallut alors faire un choix. Il décida de laisser l'IFFA pour se consacrer à son Académie de Musique qui prenait alors de plus en plus d'importance puisqu'elle compta vers 1980 sur trois centres de cours (Chaponost, Ste Foy les Lyon et La Tour de Salvagny) jusqu'à 450 élèves et 15 professeurs. De grandes satisfactions lors des concerts de fin d'année où la salle Molière était pleine pour applaudir tous ces élèves en soliste, en duos, trios ou petits ensembles. Certains restent gravés dans la mémoire : Nathalie Kerbrat, Pascal de Gialluly ou les quatre mains qu'il faisait avec Hélène.

En 1970 naquit de l'union avec Mireille une première fille : Nathalie puis en 1976 une seconde : Cynthia, toutes deux musiciennes qui font carrière la 1ère dans la médecine, et la seconde dans le management après avoir fait un DESS de droit. Grande fierté.. Certains se souviendront des parents d'élèves qui venaient régler leurs cotisations dans la cuisine alors que Mireille donnait le repas du soir à ses filles.

Il y eut d'autres activités : responsable musical et arrangeur du big band d'Oullins (17 musiciens), professeur de mathématiques au cours Maisonneuve, pilote privé d'avion, cofondateur avec Serge Bichon, professeur de saxophone au Conservatoir de région de l'Association des Ecoles de Musique du Rhône, découverte de la MAO (musique assistée par ordinateur) avec Notator puis Logic.

Puis après une serie exceptionnelle de décès (ses deux frères et son père dans la même année 84-85 puis ses beaux-parents à 10 jours d'intervalle en 88) Il décida de partir dans le midi en sabordant l'Académie de musique. Une nouvelle vie commençait au Castellet (Var).

Les lauriers roses, le clei bleu, la douceur du climat, la vue sur la mer, une maison à proximité immédiate du village médiéval (et touristique!) du Castellet avec une vue à couper le souffle, l'absence de soucis professionnels, tout était réuni pour rendre cette nouvelle vie prometteuse. Et dès le mois de Septembre création d'une nouvelle Académie de Musique, cette fois avec lui comme seul professeur. Le début fut laborieux avec 2 élèves mais rapidement d'autres vinrent du Beausset, des environs jusqu'à Sanary sur mer. Il enseignait le piano, l'orgue, la flûte, le saxophone et l'accordéon. L'Académie du Castellet compta jusqu'à 70 élèves. En parallèle création de maquettes pour des chanteurs locaux et pour l'école primaire du Beausset qui fit une belle réalisation des "Misérables" au théâtre Galli de Sanary. Création avec quelques amis dune association pour animer le village du Castellet : spectacles et repas médiévaux l'été dans la cour du château, projet de spectacle son et lumiere (dont il devait composer la musique) qui ne vit pas le jour.

En 91 création d'une entreprise de vente d'alarmes qui prit petit à petit de l'ampleur : expositions en centres commerciaux sur Toulon Est et Ouest, installations de plus en plus sophistiquées. Activité qui perdure encore maintenant.

Mais la pression des prélèvements sociaux sur les deux activités professionnelles et la lassitude firent qu'avec son épouse ils décidèrent en 97 de vendre la maison pour en trouver une moins chère et vivre plus tranquilement sans stress en plaçant la différence. Après un an de recherches de Forqualquier à Avignon ils achetèrent un vieux mas à rénover à Charleval où ils s'installèrent en juillet 97.

Accueil sympathique et authentique d'un groupe de marcheurs qui les intégrèrent tout de suite. Après un an de travaux l'appel de l'enseignement de la musique se fit sentir. Il présenta un projet d'école de musique qui débuta en octobre 98 sous l'égide du foyer rural. Ses dirigeants Michel Barbier, Jacqueline Rouxel ou Christine Wigt s'impliquèrent dans ce projet qui prit de plus en plus forme pour compter au bout de 2 ans une trentaine d'élèves sur deux jours de cours. Animations musicales : fête de la musique, Ste Cécile, audition d'élèves etc.. Et participation à l'orchestre de St Cannat "Carpe Diem" comme claveciniste et à l'ensemble de musique de chambre du Luberon comme pianiste.

Puis en 2005 suite à la séparation d'avec son épouse retour dans la région lyonnaise où il s'installe dans une ferme des monts du Lyonnais qu'il restaure.

En 2010, lors d'une visite à la cathédrale St Jean de Lyon, après avoir vu une affiche du Choeur Mixte de la Primatiale qui recrutait, il rentre dans le pupitre Basse de ce beau choeur. Les répétitions se font dans les locaux mêmes où il chantait avec le père Godard 50 ans plus tôt. Il en devient membre du conseil d'administration puis secrétaire. Concerts de qualité (avec François-René Duchâble au piano) et tournées marquantes (dont une à Rome et Assise avec un service complet à St Pierre de Rome).

En parallèle il donne des concerts avec son ami violoniste Pierre-Marie Maison et participe à l'orchestre des Five B Blues avec Raymond, guitariste des Gones Rock et Yo, camarade du Lycée Jean Perrin 45 ans plus tôt.

Sur les conseils d'une amie proche il propose à un éditeur parisien quelques partitions de piano. Celui-ci est interssé et il va publier tout ce qui avait été écrit pour le piano. La collaboration avec les éditions Soldano commence.